Oser malgré le regard des autres.
Lorsque Romane a accepté de participer à son premier shooting, elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Comme beaucoup de femmes, elle n'avait jamais évolué dans cet univers. Pourtant, elle a choisi d'essayer.
En discutant avec différentes femmes au fil des mois, je me suis rendu compte que les freins sont rarement les mêmes. Certaines pensent que les tenues sensuelles ne sont pas adaptées à leur corps. D'autres estiment qu'elles n'ont plus l'âge. Certaines encore associent cet univers à quelque chose de trop osé ou qui ne leur correspond pas.
Mais lorsque je leur montre des photographies, lorsque je partage les univers que j'imagine et les histoires que je souhaite raconter, les réactions changent souvent.
« Finalement, c'est élégant. »
« Ce n'est pas du tout ce que j'imaginais. »
« C'est beaucoup plus subtil que je le pensais. »
Cette réaction revient régulièrement et m'a amenée à me poser une question : et si le véritable obstacle n'était pas la tenue elle-même, mais l'idée que nous nous en faisons ?
À force d'échanger avec des femmes, j'ai remarqué que les raisons évoquées sont nombreuses. Le corps, l'âge, le style, le regard des autres. Pourtant, derrière toutes ces explications, une peur semble revenir plus souvent que les autres : celle d'être ridicule.
C'est une peur discrète, mais puissante. Celle qui nous fait hésiter avant d'essayer quelque chose de nouveau. Celle qui nous pousse à imaginer ce que les autres pourraient penser avant même de nous demander ce que nous voulons réellement.
Combien de fois renonçons-nous à une expérience parce que nous avons peur du regard extérieur ? Combien de fois nous mettons-nous nous-mêmes des limites avant même d'avoir tenté ?
L'expérience de Romane me rappelle qu'il n'existe pas de profil particulier pour oser. Il n'existe pas un âge idéal, un corps idéal ou une personnalité idéale. Il existe simplement des femmes qui décident, un jour, de franchir un premier pas malgré leurs doutes.
Et peut-être que c'est là que la confiance commence réellement.
Non pas lorsque toutes les peurs ont disparu, mais lorsque nous acceptons d'avancer malgré elles.
Je ne crois pas qu'il faille tout oser. Je ne crois pas non plus que tout soit fait pour tout le monde. Mais je crois que nous avons parfois tendance à penser au regard des autres avant même d'écouter notre propre envie.
Alors si je devais retenir une seule chose de cette expérience, ce serait celle-ci : ne vous sous-estimez jamais.
Essayez.
Peut-être que vous adorerez. Peut-être que ce ne sera pas pour vous. Peut-être même que vous vous sentirez maladroite au début.
Mais vous aurez essayé.
Et parfois, ce simple premier pas suffit à ouvrir une porte que l'on pensait fermée depuis longtemps.



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